Déclaration d’impôt 2026 : les revenus exonérés à ne pas déclarer
Si vous préparez votre déclaration d’impôt 2026, une question revient souvent : quels revenus ne faut‑il surtout pas déclarer pour ne pas payer plus que nécessaire ? Dans cet article, on fait le tour des revenus exonérés en 2026.
Les aides sociales et allocations à ne pas déclarer aux impôts
Une grande partie des aides sociales perçues en 2025 reste totalement exonérée d’impôt et ne doit pas figurer sur votre déclaration d’impôt 2026. Parmi les revenus concernés :
- les allocations familiales (et complément familial) ;
- le RSA et la prime d’activité ;
- l’APL, l’ALS et l’ALF ;
- la prestation d’accueil du jeune enfant ;
- les indemnités journalières de maladie liées à une affection de longue durée ;
- l’allocation de solidarité aux personnes âgées.
Ces sommes ne doivent pas être reportées dans les cases de « revenus » de votre déclaration de revenus. Elles n’entrent pas non plus dans le calcul de votre quotient familial, mais elles peuvent compter dans votre revenu fiscal de référence, ce qui influence parfois certains droits sociaux.
Les produits d’épargne exonérés d’impôt
L’épargne réglementée reste un des moyens privilégiés pour percevoir des revenus sans augmenter votre impôt sur le revenu. Les intérêts suivants sont exonérés d’impôt sur le revenu en 2026 sur les revenus 2025 :
- livret A ;
- livret d’épargne populaire (LEP) ;
- livret de développement durable et solidaire (LDDS) ;
- livret Jeune.
Le fisc ne retient pas ces intérêts dans le calcul de votre revenu imposable, même si vous les laissez sur le livret.
La gratification de stage et les jobs d’été qui bénéficient d’une exonération
La gratification de stage bénéficie d’un abattement. Ainsi, pour les revenus 2025 :
- les gratifications sont exonérées d’impôt sur le revenu jusqu’à 21 622 € ;
- si vous avez perçu moins que ce montant, aucune somme n’est à déclarer ;
- si vous dépassez ce plafond, seule la partie excédentaire est soumise à l’impôt sur le revenu et doit être indiquée.
Si votre enfant accepte un emploi pendant ses études (lycée, université) ou pendant ses vacances scolaires, tout ou partie de son salaire peut échapper à l’impôt sur le revenu, à condition qu’il ait 25 ans au plus tard le 1er janvier de l’année d’imposition.
Cette exonération est sous option : l’étudiant ou ses parents doivent bien la choisir au moment de la déclaration. Elle est par ailleurs plafonnée à 3 fois le montant mensuel du SMIC, soit 5 405 € pour les revenus perçus en 2025 déclarés en 2026.
Les indemnités de licenciement et de départ en retraite exonérées d’impôt
Les indemnités de licenciement bénéficient d’un régime fiscal particulier : elles sont en partie exonérées d’impôt sur le revenu, et dans certains cas, entièrement exonérées.
Indemnité de licenciement : exonération partielle
En cas de licenciement (hors plan de sauvegarde de l’emploi, ou PSE), une partie seulement de l’indemnité est soumise à l’impôt.
Le montant correspondant à l’indemnité légale ou conventionnelle est exonéré à 100 %. Si le montant versé dépasse ce standard, l’exonération est portée à la plus élevée des deux valeurs suivantes :
- le double de votre rémunération brute de l’année précédant le licenciement ;
- ou la moitié de l’indemnité totale perçue.
L’administration choisit toujours l’option la plus avantageuse pour vous. Pour les indemnités perçues en 2025, cette exonération est plafonnée à 282 600 €.
Situations d’exonération totale
Dans certains cas, l’indemnité de licenciement est entièrement exonérée d’impôt :
- cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ;
- indemnités et dommages‑intérêts accordés par le juge pour licenciement abusif, irrégulier ou nul (notamment pour motif discriminatoire) ;
- indemnité spéciale de licenciement en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle ;
- rupture conventionnelle collective ;
- fin de contrat à l’issue d’un congé de mobilité.
Même si le PSE est ultérieurement annulé ou remis en cause, les indemnités déjà perçues restent exonérées fiscalement.
Indemnités de départ en retraite et préretraite
Les indemnités de départ en retraite ou en préretraite sont, en principe, imposables. Toutefois, elles peuvent être exonérées totalement ou partiellement selon les cas. En cas de départ volontaire à la retraite ou en préretraite, l’indemnité est imposable à 100%.
En revanche, lorsque la retraite est décidée par l’employeur (hors PSE), l’indemnité est exonérée en partie, selon le même principe :
- le montant correspondant à l’indemnité légale ou conventionnelle est totalement exonéré ;
- le surplus est exonéré dans la limite de 2 fois la rémunération brute antérieure ou de 50 % de l’indemnité, au choix de l’administration.
Ce plafond est fixé à 235 500 € pour les indemnités de mise à la retraite perçues en 2025.
Certaines indemnités de départ sont exonérées à 100 % :
- dans le cadre d’un plan social (PSE) ;
- dans le cadre de la cessation d’activité prévue pour les salariés exposés à l’amiante ;
- et dans le cadre de la préretraite‑licenciement gérée par le Fonds national de l’emploi.
Les pourboires qui bénéficient d’une exonération
Si vous êtes salarié en contact direct avec la clientèle (hôtels, cafés, restaurants, bars, taxis, coiffure, etc.), les pourboires que vous percevez jusqu’au 31 décembre 2028 restent exonérés d’impôt sur le revenu, sous réserve de respecter certaines conditions.
Cette exonération s’applique aussi aux cotisations sociales et aux prélèvements sociaux (CSG‑CRDS), à condition que votre rémunération n’excède pas 1,6 fois le SMIC au titre des mois concernés, soit 2 282,09 € net par mois, hors pourboires.
Attention : cette exonération ne concerne que les salariés, et pas les travailleurs indépendants (auto‑entrepreneurs, micro‑entreprises, etc.), qui restent soumis au régime classique de la déclaration de leurs revenus.
Bon à savoir : les pourboires ne sont donc pas pris en compte dans le calcul de ce plafond, mais ils doivent tout de même être déclarés à l’administration fiscale pour entrer dans votre revenu fiscal de référence.